Intelligence artificielle
Une IA qui écrit en arabe : ce qui casse dans votre interface
Le texte arabe produit par un modèle est correct et votre écran ne l’est plus. Voici les huit endroits où il casse, et le contrôle qui les trouve en une heure.
Une boutique de Bab Ezzouar met son catalogue en arabe. Les descriptions sont écrites par un modèle, elles sont propres, et personne dans l’équipe ne lit un mot de travers. Sur le téléphone du premier client, la ligne de prix part du mauvais côté, la date de livraison affiche un jour qui n’existe pas, et le nom de la marque a poussé tout le titre à l’envers.
Le texte est juste. Ce qui a cassé, c’est l’écran. Un système d’intelligence artificielle produit de l’arabe qui n’a pas les propriétés du texte que vos développeurs avaient sous les yeux le jour où ils ont dessiné la page : il mélange les écritures, il écrit ses chiffres en caractères latins, et il n’ajoute aucune des marques invisibles dont une mise en page bidirectionnelle se sert pour trancher.
Cet article nomme les huit endroits où cela casse, dans l’ordre où vous les rencontrerez, et donne la vérification d’une heure qui les trouve tous. Il ne reprend pas l’argument selon lequel une interface arabe ne se dessine pas en retournant la française : c’est le préalable, il est traité ailleurs, et tout ce qui suit arrive même lorsqu’il a été respecté.
Ce qui arrive n’est pas de l’arabe, c’est un mélange
Demandez une description de produit en arabe à un modèle et regardez la chaîne de caractères qu’il rend, pas le rendu à l’écran. Vous y trouverez presque toujours quatre écritures dans la même phrase : de l’arabe, un nom de marque en caractères latins, des chiffres occidentaux, et une unité ou une abréviation venue du français.
Chacun de ces morceaux a une direction propre. L’arabe se lit de droite à gauche, les chiffres se lisent de gauche à droite même à l’intérieur d’une phrase arabe, et un nom latin aussi. Un navigateur sait résoudre tout cela — il applique un algorithme bidirectionnel standard — mais il le résout à partir d’indices que le modèle n’a aucune raison d’avoir mis.
C’est la différence avec un texte écrit par une personne qui travaille en arabe. Cette personne écrit une référence entre deux mots arabes sans y penser, et son clavier, son traitement de texte ou sa messagerie insèrent les marques de direction pour elle. Un modèle rend une chaîne nue.
La conséquence est de conception, pas de traduction : votre interface doit traiter le texte arabe comme du texte mixte, toujours, y compris quand il vous paraît entièrement arabe. Les huit sections qui suivent sont les endroits où ce mélange se voit, mesurés sur nos propres écrans entre mai et août 2026.
La date : l’erreur que personne ne voit parce qu’elle est plausible
Le format de date arabe fourni par les navigateurs ne contient pas que des chiffres et des barres obliques. Il contient une marque invisible de droite à gauche après chaque séparateur, parce que la date elle-même porte déjà l’instruction de son sens de lecture.
Si vous enveloppez cette chaîne dans un conteneur que vous forcez de gauche à droite — le réflexe correct pour un chiffre isolé — vous vous battez contre des instructions déjà présentes. Mesuré le 20 août 2026 dans un navigateur, une seule et même date rendue dans trois conteneurs a donné trois résultats : forcée de gauche à droite, elle s’affiche 202026/08/ ; laissée en détection automatique, 2026/08/20 ; débarrassée de ses marques puis forcée, 20/08/2026.
La première forme est celle qui était en production sur nos deux tableaux de bord arabes, et elle a survécu des semaines pour une seule raison : elle est plausible. Le jour et l’année ont échangé leur place et un séparateur s’est retrouvé orphelin, ce qui ne ressemble pas à une panne. Un regard rapide lit une date bizarrement formatée, pas une date fausse.
La règle qui en sort vaut au-delà des dates : une chaîne déjà porteuse de sa direction se laisse en détection automatique, et le forçage se réserve aux valeurs qui n’ont aucune direction propre. Une date formatée n’est pas un nombre nu, même si elle n’est faite que de chiffres.
Les chiffres n’ont pas de direction, la phrase autour en a une
Un prix, un numéro de téléphone, un pourcentage, une quantité : ces valeurs se lisent de gauche à droite dans toutes les langues, y compris en arabe. Posées telles quelles dans une phrase de droite à gauche, elles se placent correctement la plupart du temps et se déplacent au mauvais endroit dès qu’un signe les accompagne.
Le cas qui casse est le signe attaché : un moins devant un nombre, un pourcentage derrière, une devise, une flèche de variation. Le signe est neutre du point de vue de la direction, donc il prend celle de son voisinage, et il finit du côté opposé à celui qu’il devrait occuper. Une baisse s’affiche comme une hausse dont le signe traîne au bout de la ligne.
La réponse tient en une règle et un piège. La règle : isoler la valeur dans un élément d’isolation bidirectionnelle forcé de gauche à droite, jamais la phrase entière. Le piège : poser cette direction sur le bloc plutôt que sur la valeur recalcule aussi l’alignement du bloc, qui était hérité, et pousse le chiffre contre le mauvais bord de la section.
Nous avons corrigé exactement cela à quatre endroits du même site — une barre de preuves, une grille d’offres, un résultat mis en avant et le pied de page — et chacun avait été écrit par quelqu’un qui savait que les chiffres devaient être isolés. Savoir la règle ne suffit pas si on l’applique un niveau trop haut.
Le premier mot décide de toute la ligne
Un paragraphe bidirectionnel prend sa direction du premier caractère fort qu’il rencontre. Un chiffre n’est pas un caractère fort ; une lettre arabe l’est, une lettre latine aussi. Donc une phrase arabe qui commence par un nom de marque écrit en latin s’aligne comme une phrase latine, entièrement, jusqu’au point final.
C’est le défaut le plus visible et le plus facile à produire avec un modèle, parce qu’un modèle place volontiers le nom du produit en tête. Le titre d’une fiche, le sujet d’un message, le libellé d’un bouton : tout ce qui commence par un mot latin bascule, et le reste de la page arabe reste correct autour, ce qui donne l’impression d’un défaut aléatoire.
Nous avons pris la décision dans l’autre sens sur notre propre titre de page : en arabe, le nom latin de l’entreprise est placé en dernier, jamais en tête, précisément pour que la ligne se résolve dans le sens de la langue qui la porte. Ce n’est pas une préférence esthétique, c’est la seule façon d’obtenir un rendu stable sans ajouter de balisage à chaque titre.
Pour un texte que vous ne rédigez pas vous-même, la consigne donnée au modèle fait partie de l’interface : demandez que la phrase commence par un mot arabe. C’est une contrainte d’écriture, elle se vérifie d’un coup d’œil, et elle coûte moins cher que le marquage de chaque chaîne produite.
Les jetons neutres se retournent
Certaines chaînes ne contiennent aucune lettre : un identifiant technique, une référence de commande faite de chiffres et de tirets, un nom de cookie, un code postal. Elles sont neutres, donc elles adoptent la direction de la phrase, et dans un paragraphe arabe elles se lisent à l’envers.
Le cas que nous avons mesuré est un nom de traceur commençant par un tiret bas. Dans un paragraphe arabe, il s’affiche avec son tiret passé à la fin — le lecteur voit une chaîne qui n’existe pas, et s’il la recopie dans une recherche, il ne trouve rien. Cela figurait dans notre propre politique de cookies, en arabe, sur une page dont l’objet est précisément de nommer les choses exactement.
La correction est une marque de gauche à droite insérée avant le jeton. Elle est invisible dans le fichier, ce qui en fait la correction la plus fragile de cette liste : la ligne suivante que quelqu’un écrira n’en aura pas, et rien ne le signalera. C’est pour cela qu’un commentaire doit se trouver à côté, dans le fichier de traduction, et pas dans une documentation.
La règle générale : toute référence qu’un lecteur peut être amené à recopier — commande, facture, identifiant, code — doit être isolée dans son propre élément, en arabe comme ailleurs. Une référence est une valeur, pas un morceau de phrase.
Ajouter une police arabe ne suffit pas : il faut remplacer
La façon habituelle de gérer deux écritures est d’empiler les polices : la police latine d’abord, une police arabe derrière, et le navigateur descend la pile caractère par caractère jusqu’à trouver une fonte qui sait dessiner le signe. C’est ce que nous avons fait, et c’est faux.
La raison est qu’une police moderne chargée par un site est souvent accompagnée d’une fonte de secours locale, ajustée pour occuper la même place. Cette fonte de secours a parfois assez de couverture arabe pour intercepter le caractère avant que la police arabe soit atteinte. Le navigateur trouve une fonte qui accepte le signe, il s’arrête là, et le gras est ensuite fabriqué par déformation géométrique plutôt que dessiné.
À l’œil, cela donne un arabe légèrement épaissi, aux liaisons empâtées, que personne ne décrit comme un bug. C’est pourtant la différence entre une page qui a l’air soignée et une page qui a l’air approximative, et sur un écran de téléphone elle se voit sur chaque titre. Nous avons mesuré le cas, essayé l’empilement, et remplacé la pile entière sous direction arabe.
Deux conséquences pratiques. Une police arabe professionnelle s’arrête souvent à un gras normal : demander une graisse supérieure à celle qu’elle contient relance la fabrication géométrique. Et une phrase arabe insérée dans une page française n’hérite pas de la bonne pile, puisque la pile est choisie sur la direction du document : c’est l’élément lui-même qui doit porter sa langue.
L’interlettrage casse les liaisons
Un système de design latin règle presque toujours un interlettrage : légèrement resserré sur les grands titres, élargi sur les petites capitales, ajusté sur les libellés. Ces réglages sont invisibles individuellement et ils font la moitié de l’identité visuelle d’une marque.
L’arabe est une écriture liée. Les lettres se rattachent les unes aux autres à l’intérieur d’un mot, et l’interlettrage écarte ce qui devait se toucher. Le résultat n’est pas une typographie plus aérée : c’est un mot dont les liaisons se sont rompues, que l’œil doit recomposer, et qui ralentit la lecture sans que le lecteur sache pourquoi.
La correction est brutale et elle doit l’être : sous direction arabe, tout interlettrage est remis à zéro, sur tous les niveaux de titre et tous les libellés, sans exception à négocier. Nous avons en même temps augmenté l’interligne, parce que l’arabe porte des signes au-dessus et au-dessous de la ligne de base et qu’un interligne réglé sur du latin les fait se toucher.
C’est la partie du travail qui se perd le plus vite. Un nouveau composant arrive avec son propre interlettrage, il paraît juste en français, et personne n’ouvre la version arabe. La seule défense qui tienne est que les valeurs de typographie soient nommées une fois et redéfinies une fois pour l’arabe, plutôt que réglées composant par composant.
La largeur de ligne : une unité qui n’est pas un caractère
Les feuilles de style proposent une unité de largeur pratique, souvent employée pour limiter la longueur des lignes de texte. Elle vaut la largeur du chiffre zéro dans la police en cours. On l’emploie comme si elle valait un caractère moyen, et ce n’est pas le cas.
Mesuré sur notre propre corpus en août 2026, le caractère moyen du texte français y occupe 0,451 fois la hauteur de police, l’arabe 0,388, et le zéro 0,6. Une limite écrite à 70 de ces unités livrait donc 93 caractères français par ligne et 109 en arabe, contre une plage de confort admise de 45 à 75 et une cible autour de 66.
Autrement dit, la limite censée protéger le confort de lecture ne protégeait rien, et elle se trompait davantage en arabe qu’en français. Vingt largeurs différentes avaient été écrites dans le site, chacune par quelqu’un qui pensait au nombre de caractères qu’il tapait.
Deux enseignements transférables. Un : mesurez une largeur de ligne en mesurant du texte réel avec les outils du navigateur, jamais en comptant les lignes affichées — une dernière ligne partielle fausse le compte, et l’écart grandit à mesure que le paragraphe raccourcit. Deux : une seule valeur par rôle, pas une par direction. La nôtre place le français et l’anglais entre 42 et 67 caractères et l’arabe entre 74 et 78, ce qui tient dans la plage sans aucune exception à maintenir.
La troncature coupe une lettre au milieu d’un mot
Les titres de cartes, les colonnes de tableau et les fils d’ariane tronquent. En latin, une coupe au milieu d’un mot produit un fragment lisible suivi de points de suspension. En arabe, la coupe tombe entre deux lettres liées et casse la liaison : la lettre qui restait à l’écran change de forme, parce que sa forme dépendait de la lettre suivante.
Le fragment obtenu n’est pas un mot arabe abrégé, c’est une suite de signes qui se lit mal, et un lecteur ne reconstitue pas le mot d’origine aussi facilement qu’en latin. Les points de suspension, eux, sont neutres : ils se posent du côté que la direction de la phrase leur donne, et si cette direction a été mal résolue plus haut, ils apparaissent au début.
Ce qu’il faut en tirer n’est pas d’interdire la troncature, mais de la rendre visible aux personnes qui valident la page. Une carte de produit dont le titre est produit par un modèle recevra des titres plus longs que ceux qu’un rédacteur écrivait, parce qu’un modèle n’a pas la contrainte d’écran en tête.
La contrainte utile est donnée à l’écriture : une longueur maximale demandée au modèle, vérifiée en caractères et non en mots — l’arabe écrit le même contenu 25 à 30 % plus court, donc un nombre de mots ne dit rien de la place occupée.
Ce que le modèle n’écrit pas, et que vous devez écrire
Trois choses manquent presque systématiquement au texte rendu, et aucune ne relève de la traduction. Les marques de direction, d’abord, dont il a été question plus haut. La ponctuation arabe ensuite : la virgule et le point d’interrogation ont leurs propres signes, et un modèle rend souvent les signes latins, ce qui se voit immédiatement à l’écran et se corrige au filtre.
Les espaces avant la ponctuation, enfin. Le français en met devant certains signes, l’arabe n’en met pas, et un modèle qui a beaucoup vu de français en glisse. C’est le détail qui fait dire à un lecteur arabophone que le texte a été traduit, avant même qu’il en juge le contenu.
Il y a aussi ce que le modèle ajoute et que vos traitements ne connaissent pas : les signes de vocalisation. Ce sont des marques combinantes, elles s’attachent à une lettre sans occuper de place propre, et un découpage naïf coupe un mot en deux au milieu d’une lettre vocalisée. Nous avons rencontré exactement ce cas dans notre moteur de recherche interne et dans l’indexation de notre assistant : le mot était présent, il était introuvable.
La conséquence dépasse l’affichage. Si le même texte alimente une recherche, un filtre anti-doublon ou un index, la normalisation doit retirer ces marques plutôt que les remplacer par un espace, faute de quoi un mot devient deux fragments qui ne correspondent à rien.
La vérification d’une heure, sur votre propre écran
Prenez votre téléphone, ouvrez la version arabe de votre site, et faites six choses dans cet ordre. Un : lisez une ligne de prix et une ligne de date sur une fiche produit, et vérifiez que le jour, le mois et l’année sont à leur place. Deux : cherchez une valeur négative ou un pourcentage et regardez de quel côté le signe s’est posé.
Trois : trouvez un titre qui commence par un nom de marque latin et voyez si la ligne entière a basculé. Quatre : repérez une référence de commande ou un identifiant dans un paragraphe arabe, recopiez-le à la main dans le champ de recherche de votre propre site, et voyez s’il retrouve quelque chose.
Cinq : comparez un titre arabe et le même titre en français à l’écran ; si l’arabe paraît plus épais et que ses liaisons sont empâtées, la graisse est fabriquée, pas dessinée. Six : comptez les mots d’une ligne pleine de paragraphe — si vous en lisez nettement plus que dans la version française, votre largeur de ligne est réglée sur une unité qui ne mesure pas ce que vous croyez.
Cette vérification ne demande aucun outil et se fait en une heure, y compris sur un site que vous n’avez pas construit. Son résultat, le plus souvent, est qu’il n’y a rien à acheter : les six points se corrigent dans la feuille de style et dans la consigne donnée au modèle, et aucun ne justifie une refonte. C’est aussi la seule liste que vous pouvez remettre telle quelle à un prestataire, avant de signer.
Ce que nous faisons, et ce que nous refusons
Nous faisons trois choses sur ce sujet. Nous passons la vérification ci-dessus sur votre écran, en votre présence, et nous vous laissons la liste. Nous corrigeons ce qui relève de la feuille de style et du gabarit — direction, isolation des valeurs, polices, interlettrage, largeur de ligne — et nous écrivons la consigne de rédaction que recevra le modèle. Nous branchons ensuite un contrôle qui refuse un texte contenant un signe de ponctuation latin dans un champ arabe.
Nous refusons de faire corriger l’arabe par le modèle qui l’a produit. C’est la proposition qui revient le plus souvent et elle ne tient pas : le système n’a pas de représentation de votre écran, il ne sait pas qu’une ligne a basculé, et il produira une variante différente sans que personne sache laquelle des deux est passée en ligne.
Nous ne prenons pas non plus en charge la relecture éditoriale de l’arabe produit. Le style, le registre et l’exactitude sont un métier, ils se traitent avec des textes relus par quelqu’un qui écrit vraiment dans cette langue, et un prestataire technique qui prétend juger les deux vous coûtera la qualité de l’un des deux.
Ce que vous pouvez faire sans nous est la plus grande partie du travail : les six points de la vérification se voient à l’œil nu, et le quatrième — recopier une référence et la chercher — n’a besoin que de votre propre champ de recherche. Si tout passe, votre problème est ailleurs, et la question suivante est plutôt celle que pose le lexique que les systèmes ne connaissent pas.
Questions fréquentes
Faut-il refaire le site pour corriger ces défauts ?
Presque jamais. Sept des huit points se règlent dans la feuille de style et dans le gabarit, sans toucher au contenu ni à la structure des pages. Le huitième, la longueur des textes produits, se règle dans la consigne donnée au modèle, ce qui ne demande aucune intervention sur le site.
Une traduction humaine éviterait-elle le problème ?
Elle en éviterait une partie, pas la totalité. Une personne qui écrit en arabe place les marques de direction sans y penser et emploie la ponctuation arabe, donc les sections 2, 5 et 10 s’allègent. Les polices, l’interlettrage, la largeur de ligne et la troncature sont des défauts de gabarit : ils sont là quel que soit l’auteur du texte.
Comment savoir si notre police arabe est vraiment chargée ?
Comparez un titre arabe et un titre français à l’écran, puis, si vous avez accès aux outils de développement, lisez la police effectivement appliquée sur l’élément arabe. Une graisse fabriquée par le navigateur se reconnaît à des liaisons épaissies et à des contours qui se salissent quand on agrandit.
Ces défauts touchent-ils aussi les messages automatiques et les factures ?
Oui, et souvent plus, parce que personne ne les relit après la mise en service. Un message de confirmation contient par construction une date, un montant et une référence, c’est-à-dire les trois cas de cette liste qui cassent le plus. C’est le premier endroit à vérifier après les pages publiques.
Le problème est-il le même en darija écrite ?
Il se déplace. La darija écrite en caractères arabes pose les mêmes questions d’affichage ; écrite en caractères latins avec des chiffres, elle en pose d’autres, notamment pour la recherche, puisque le même mot existe alors sous plusieurs orthographes. La décision de la langue d’affichage se prend avant celle de l’outil.
Qui doit porter cette vérification en interne ?
La personne qui valide les pages, pas le développeur. Les six points se constatent à l’œil et se transmettent tels quels ; c’est justement leur intérêt. Le développeur intervient après, sur une liste précise, ce qui raccourcit l’échange et rend le résultat vérifiable par celui qui l’a demandé.
Où nous intervenons
Si vos six points passent, le défaut n’est pas dans l’affichage, et c’est déjà une réponse : rien à commander de ce côté.
- Nous ouvrons votre version arabe sur votre téléphone et repartons de la séance avec la liste écrite des écrans concernés.
- Les réglages de direction, de police et de largeur de ligne sont posés une fois dans le gabarit, pas répétés par composant.
- La consigne d’écriture remise au modèle fixe la longueur en caractères et la ponctuation attendue, et elle vous appartient.
Nous ne jugeons pas la qualité rédactionnelle de votre arabe : ce métier appartient à quelqu’un qui écrit dans cette langue, et prétendre l’assurer en plus reviendrait à mal faire les deux.
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