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Réparer une interface sans la refaire : par où commencer
La refonte est la réponse la plus chère et rarement la bonne. Comment trouver la couche où se trouve réellement le défaut, et corriger là.
Quand une interface ne fonctionne pas, la proposition qui arrive est presque toujours la même : tout refaire. C’est la réponse la plus chère, la plus lente, et celle qui a le plus de chances de reproduire le défaut, puisque personne n’a encore établi où il se trouve.
La plupart de ce qu’on prend pour un problème de conception est un problème de mots. Une part de ce qui survit à cette correction est un problème d’ordre. Ce qui survit aux deux demande un développeur, et c’est une minorité — mais c’est la seule couche que la proposition initiale envisageait.
Cet article traite de cette recherche et de ces réparations : distinguer un défaut de dessin d’un défaut de vitesse, dresser la liste des blocages en regardant plutôt qu’en supposant, classer les corrections par coût, et savoir mesurer quand on est trop petit pour mesurer.
L’article qui l’accompagne traite de la conception elle-même — la tâche comme critère, le pouce, la taille des cibles, l’arabe qui n’est pas du français retourné, les états que personne ne dessine. Il vaut mieux l’avoir lu : il dit comment on fait une interface, celui-ci dit quoi faire de celle que vous avez.
Une refonte est rarement la réponse
La refonte a une qualité que rien d’autre n’a : elle donne l’impression d’avoir traité le problème, parce qu’elle change tout ce qui est visible. C’est aussi son défaut principal, puisqu’elle change tout ce qui est visible sans avoir établi ce qui était en cause.
Le raisonnement qui la justifie est presque toujours circulaire. L’interface ne fonctionne pas, donc elle est mal conçue, donc il faut la concevoir de nouveau. Aucune de ces trois affirmations n’est mesurée, et la troisième ne découle de la deuxième que si la deuxième a été vérifiée, ce qui n’arrive presque jamais.
Il y a en outre un coût caché qu’on ne compte jamais : une refonte remet à zéro tout ce que les gens avaient appris de votre interface. Vos clients réguliers savaient où étaient les choses ; ils ne le savent plus, et ils vous écrivent pour le demander pendant six semaines.
La position raisonnable n’est pas que les refontes sont inutiles — la dernière section dit quand elles sont justifiées — mais qu’elles sont un dernier recours et non un premier réflexe. Une réparation ratée coûte une journée ; une refonte ratée coûte un trimestre et le même problème.
Le programme de cet article est donc simple : établir où se trouve le défaut, le corriger à la couche la moins profonde qui suffise, et ne monter d’une couche que lorsque la précédente a été essayée et n’a pas suffi.
Un défaut de dessin, ou un défaut de vitesse
Avant toute chose il faut écarter une confusion qui coûte des mois : une interface lente est indiscernable d’une interface mal conçue, du point de vue de la personne qui l’utilise. Elle ne dit pas « c’est lent », elle dit « ça ne marche pas » et elle part.
La distinction se fait en une minute et elle est mécanique. Ouvrez la page sur un téléphone, sur une connexion ordinaire, et comptez. Si le premier contenu utile apparaît après plusieurs secondes, ou si un bouton reste inerte pendant un instant après avoir été touché, vous avez un problème de vitesse et aucune correction de dessin ne l’améliorera.
C’est particulièrement vrai ici, où l’essentiel des visites se fait sur un téléphone et où la qualité de connexion varie beaucoup d’un quartier à l’autre. Une interface testée au bureau, en Wi-Fi, sur un ordinateur, est testée dans les conditions où le défaut est invisible.
Si la vitesse est en cause, ce n’est pas ce sujet-là — l’article sur les sites lents traite de cette chaîne — et il faut la traiter en premier, parce que toute mesure faite sur une interface lente mesure la lenteur. Corriger le dessin d’abord revient à repeindre pendant que le sol est instable.
Une fois cette possibilité écartée, et seulement à ce moment, la suite de cet article s’applique. Cette vérification est courte et elle épargne régulièrement un projet entier.
La liste des blocages s’écrit en regardant
Le diagnostic ne se fait ni en réunion ni sur des statistiques. Il se fait en regardant cinq personnes essayer d’accomplir une tâche précise sur l’interface telle qu’elle est, et en notant l’endroit exact où chacune s’arrête, hésite ou demande de l’aide.
La méthode est décrite dans l’article qui accompagne celui-ci et il ne faut pas la refaire ici. Ce qui compte pour la réparation est la sortie : une liste d’endroits, pas une liste d’impressions. « La page d’accueil est confuse » n’est pas un blocage ; « quatre personnes sur cinq ont cherché le prix dans la description avant de trouver le bouton » en est un.
Notez chaque blocage avec trois informations : où il se produit, combien de personnes sur cinq y ont buté, et ce qu’elles cherchaient à ce moment-là. La troisième est celle qu’on oublie et c’est elle qui indique la correction — un blocage est toujours l’écart entre ce que la personne cherchait et ce que l’écran offrait.
Une remarque sur le nombre : cinq personnes ne donnent pas une statistique et ne prétendent pas en donner une. Elles donnent une liste d’endroits, et une liste d’endroits est exactement ce qu’il faut pour réparer. La statistique viendrait après, et la section 7 explique pourquoi elle ne viendra pas.
Terminez en éliminant les blocages qui n’en sont pas. Une personne qui hésite deux secondes et trouve n’a rien signalé ; une personne qui commente à voix haute qu’elle « n’aime pas la couleur » n’a rien signalé non plus. Ce qui compte est un arrêt, pas une opinion.
Classer par coût, pas par gravité
L’instinct est de traiter d’abord le blocage le plus grave. C’est le mauvais ordre, et pour une raison pratique : les corrections les moins chères se déploient en heures, et elles retirent souvent de la liste des blocages qu’on croyait profonds.
Classez donc la liste en trois couches. Ce qui se corrige en changeant des mots. Ce qui se corrige en changeant l’ordre ou l’espacement de ce qui existe déjà. Ce qui demande d’écrire du code. Presque toutes les listes se répartissent grossièrement en deux tiers, un quart, et un reste.
Ce classement est aussi un diagnostic, parce qu’un blocage placé dans la mauvaise couche se signale de lui-même : si vous ne pouvez pas décrire la correction en une phrase, elle n’est pas dans la couche que vous croyez. « Rendre le tunnel plus clair » n’est pas une correction de mots, c’est une phrase qui cache quatre corrections non identifiées.
Traitez chaque couche entièrement avant de passer à la suivante, et remesurez entre les deux — c’est-à-dire regardez cinq nouvelles personnes. C’est le seul moyen de savoir combien des blocages restants sont réels, et c’est régulièrement moins de la moitié.
Ce qui se corrige en une heure : les mots
La couche la plus superficielle est aussi celle qui contient le plus de défauts, et c’est le résultat le moins intuitif de cet exercice. Un libellé de bouton, un intitulé de champ, un message d’erreur, une phrase d’explication : ce sont des chaînes de caractères, elles se changent sans toucher à la structure, et elles causent la majorité des arrêts observés.
Trois familles reviennent partout. Les libellés qui décrivent une action interne plutôt que l’intention de la personne — « Soumettre » au lieu de « Envoyer ma demande ». Les intitulés qui emploient votre vocabulaire de métier au lieu de celui du client. Et les messages d’erreur qui disent qu’il y a une erreur sans dire laquelle ni où.
S’ajoute ici une quatrième famille, propre à un site trilingue : la traduction qui est correcte et qui n’est pas la formulation employée. Un mot juste en français académique et jamais utilisé dans une conversation commerciale algérienne fait hésiter, et l’hésitation se lit exactement comme un défaut de conception.
La règle de réécriture tient en une question posée à chaque libellé : est-ce que cela répond à ce que la personne se demande à cet instant ? Un bouton répond à « qu’est-ce qui se passe si je touche ça », un intitulé de champ répond à « qu’est-ce que je mets ici », un message d’erreur répond à « qu’est-ce que je fais maintenant ».
Cette couche a une propriété qui la rend précieuse : elle est réversible en une minute. On peut donc corriger vite, se tromper, et revenir en arrière sans coût — ce qui n’est vrai d’aucune des deux couches suivantes.
Ce qui se corrige en une journée : l’ordre et l’espace
La deuxième couche ne crée rien et ne supprime rien : elle déplace. Remonter un élément au-dessus du pli, séparer deux blocs qui se lisaient comme un seul, rapprocher un libellé de son champ, retirer trois choses d’un écran qui en portait onze.
Le retrait est l’opération la plus efficace de cette couche et la plus difficile à faire accepter, parce que chaque élément a été ajouté par quelqu’un pour une raison. La question à poser n’est pas « est-ce utile » — presque tout l’est un peu — mais « est-ce utile à la tâche que cette page sert ».
La proximité est la deuxième opération, et elle règle une famille entière de blocages sans que personne comprenne pourquoi. Deux éléments proches sont lus comme liés et deux éléments éloignés comme indépendants, quelle que soit la logique du contenu. Un prix loin de son produit est un prix qui appartient à autre chose.
L’ordre est la troisième, et il n’a qu’une règle utile ici : ce que la personne cherche en premier vient en premier. Cela paraît évident et c’est presque toujours violé, parce que l’ordre d’une page reflète en général l’ordre dans lequel l’entreprise pense à ses sujets, pas l’ordre dans lequel le visiteur se pose ses questions.
Ce qui demande un développeur
La troisième couche est la seule qui coûte réellement, et elle est plus petite qu’annoncé : un champ qui refuse un format valide, un tunnel qui perd les données quand on revient en arrière, un état absent, une page qui ne fonctionne pas sur un écran étroit.
Ce qu’il faut donner à un développeur est décrit dans l’article qui accompagne celui-ci, et il y a une chose à y ajouter quand il s’agit d’une réparation plutôt que d’une conception : le blocage observé, écrit tel quel. Pas la correction que vous imaginez — le comportement constaté, sur quel appareil, à quelle étape.
La raison est pratique. Un développeur qui reçoit « rendre le bouton plus visible » applique la correction et le blocage reste ; le même à qui l’on décrit « trois personnes sur cinq ont touché la zone et rien ne s’est passé » trouve souvent que la zone touchable est plus petite que le dessin, ce que personne n’aurait deviné.
Groupez ces corrections plutôt que de les demander une par une. Chaque mise en production a un coût fixe — vérification, déploiement, risque — et six petites corrections livrées ensemble coûtent beaucoup moins que six livraisons, exactement comme les modifications d’un imprimé se groupent.
Mesurer quand on est trop petit pour mesurer
La question posée après une réparation est toujours « de combien cela a-t-il amélioré les choses ». Elle appelle un pourcentage, et pour la plupart des sites algériens de petite ou moyenne taille ce pourcentage ne peut pas être calculé honnêtement.
La raison n’est pas qu’il manque une donnée : elle est que l’échantillon est trop petit. Un site qui reçoit quelques dizaines de visites par jour et quelques conversions par semaine varie naturellement d’une semaine à l’autre dans des proportions supérieures à l’amélioration qu’on cherche à détecter. Le chiffre obtenu mesure la semaine, pas la correction.
C’est pour cette raison que nous ne citons aucun ordre de grandeur de gain ici, et c’est une limite de votre situation plutôt qu’une lacune du monde. Le problème n’est pas qu’un taux moyen n’existe nulle part ; c’est que le vôtre, mesuré sur votre trafic, ne se distingue pas du bruit. Un prestataire qui vous annonce « plus dix-huit pour cent » sur ce volume vous présente une variation hebdomadaire comme un résultat.
Ce qui se mesure honnêtement à cette taille est d’une autre nature : le nombre de personnes, sur cinq, qui butent au même endroit. Avant la correction, quatre sur cinq ; après, zéro sur cinq. Ce n’est pas une statistique et cela ne prétend pas l’être — c’est une observation directe sur la chose précise que vous avez changée, et c’est plus solide qu’un pourcentage calculé sur trop peu.
La conséquence sur la méthode est nette. Choisissez une tâche unique, comptez les échecs observés avant, corrigez une couche, recomptez sur cinq personnes différentes. Quand votre trafic aura grandi au point de permettre une vraie mesure, l’article sur les tests comparatifs décrit ce qu’il faut alors — mais n’empruntez pas ses méthodes avant d’en avoir le volume.
Les corrections qui cassent autre chose
Une réparation a un effet local voulu et des effets à distance qu’on ne cherche pas. C’est la principale raison de corriger par petits lots plutôt qu’en une fois : un lot de trois corrections dont une casse quelque chose se diagnostique, un lot de trente ne se diagnostique pas.
Trois effets à distance reviennent régulièrement. Élargir un élément pour le rendre visible en pousse un autre sous le pli. Raccourcir un libellé en français le laisse correct et casse la mise en page en arabe, où le même mot est plus long ou plus court. Et retirer un élément jugé inutile supprime le seul chemin qu’une partie des gens empruntait.
Le cas de l’arabe mérite d’être isolé parce qu’il est systématique sur ce site comme sur ceux de nos clients : toute correction de mots ou d’espacement doit être vue dans les trois langues avant d’être déployée. Une correction validée dans une seule langue est une correction validée sur un tiers de vos visiteurs.
Gardez enfin une trace : une ligne par correction, la date, ce qui a été changé, et le blocage qu’elle visait. C’est ce qui permet de revenir en arrière avec précision quand un effet inattendu apparaît trois jours plus tard, et c’est aussi ce qui empêche de corriger deux fois la même chose dans deux directions opposées.
L’interface qu’on a déjà corrigée dix fois
Il existe un état particulier qu’il faut savoir reconnaître : l’interface qui a reçu des corrections successives pendant des années, chacune raisonnable, et dont l’ensemble ne l’est plus. Chaque ajout a répondu à une demande réelle et personne n’a jamais rien retiré.
Le symptôme est reconnaissable : un écran porte des éléments dont plus personne dans l’entreprise ne sait pourquoi ils sont là, et la réponse à toute question est « c’est pour le cas où ». Les corrections locales n’y font plus rien, parce que le problème n’est aucun élément mais leur nombre.
La réponse n’est pas encore une refonte : c’est une passe de retrait, qui est une opération de la deuxième couche menée à grande échelle. Listez chaque élément, cherchez qui l’utilise réellement, et retirez ce dont personne ne peut nommer l’usage. Prévenez avant, et gardez la possibilité de remettre.
Cette passe produit régulièrement une amélioration supérieure à celle des dix corrections précédentes réunies, et elle ne coûte presque rien. Elle est difficile pour une autre raison : retirer quelque chose est une décision qui a un responsable, tandis qu’ajouter n’en a jamais eu.
Quand une refonte est vraiment justifiée
Il existe des cas où la réparation n’est pas la bonne réponse, et il faut les nommer pour que le refus des sections précédentes reste crédible. Ils sont peu nombreux et ils se reconnaissent.
Le premier est le changement de ce que fait le produit. Si l’activité vend maintenant autre chose, à d’autres personnes, dans un autre parcours, l’interface décrit une entreprise qui n’existe plus, et aucune correction de mots ne rattrape cela.
Le deuxième est technique et il est le plus fréquent : la base sur laquelle l’interface est construite ne permet plus les corrections. Quand la troisième couche est refusée non pas parce qu’elle est chère mais parce qu’elle est impossible — le système ne peut pas afficher cet état, ne peut pas être adapté à un écran étroit — vous ne réparez plus, vous contournez.
Le troisième est l’accumulation décrite à la section précédente, mais seulement après qu’une passe de retrait a été menée et n’a pas suffi. Dans cet ordre : la passe de retrait coûte une semaine et rend souvent la refonte inutile ; menée après, elle aurait été faite de toute façon dans la refonte, et vous auriez payé pour l’apprendre.
Dans les trois cas, la réparation reste utile avant : elle produit la liste des blocages réels, et cette liste est le meilleur cahier des charges qu’une refonte puisse recevoir. Une refonte menée sans elle recommence en aveugle, ce qui est précisément comment l’interface actuelle a été faite.
Ce que nous faisons, et ce que nous refusons
Ce que nous faisons est délimité. Nous écartons d’abord la vitesse, nous menons l’observation à cinq personnes, nous en tirons une liste de blocages localisés, nous classons les corrections par couche, et nous corrigeons de la moins profonde vers la plus profonde en remesurant entre les deux.
Nous refusons de prendre un cahier des charges de refonte avant que la couche des mots ait été essayée. C’est un refus qui réduit ce que nous facturons, et il tient parce que le contraire est vérifiable : dans la plupart des cas, une semaine de réécriture retire de la liste la moitié de ce qui justifiait la refonte.
Nous refusons aussi d’annoncer un pourcentage d’amélioration sur un trafic qui ne peut pas en produire un. Ce que nous rapportons à cette taille est le nombre de personnes qui butaient au même endroit avant et après, et c’est une mesure moins flatteuse et plus vraie.
Et nous ne déployons pas une correction validée dans une seule langue, parce qu’une mise en page qui tient en français peut casser en arabe sur le même mot. Il y a par ailleurs un travail que vous pouvez mener sans nous et qui vaut la moitié de tout ceci : regarder cinq personnes utiliser votre interface, sans les aider, et noter où elles s’arrêtent.
Questions fréquentes
Notre site ne convertit pas. Faut-il le refaire ?
Presque jamais en premier. Écartez d’abord la vitesse — une interface lente est indiscernable d’une interface mal conçue pour la personne qui l’utilise — puis regardez cinq personnes tenter une tâche précise et notez où elles s’arrêtent. Dans la plupart des cas, la moitié de ce qui justifiait la refonte disparaît après une semaine de réécriture de libellés.
Par quoi commencer quand la liste des problèmes est longue ?
Par le coût, pas par la gravité. Trois couches : ce qui se corrige en changeant des mots, ce qui se corrige en déplaçant ce qui existe, et ce qui demande du code. Traitez chaque couche entièrement puis remesurez avant de passer à la suivante — c’est le seul moyen de savoir combien des blocages restants sont réels, et c’est souvent moins de la moitié.
Pourquoi les libellés causeraient-ils autant de problèmes ?
Parce qu’ils répondent — ou non — à ce que la personne se demande à cet instant. Un bouton répond à « qu’est-ce qui se passe si je touche ça », un champ à « qu’est-ce que je mets ici », une erreur à « qu’est-ce que je fais maintenant ». Ajoutez ici la traduction correcte mais jamais employée dans une conversation commerciale algérienne : elle fait hésiter, et l’hésitation se lit comme un défaut de conception.
Comment mesurer si une correction a marché ?
Pas en pourcentage, si votre trafic est petit : quelques dizaines de visites par jour varient d’une semaine à l’autre plus que l’amélioration cherchée, donc le chiffre mesurerait la semaine. Comptez plutôt les échecs observés sur une tâche nommée — quatre personnes sur cinq avant, zéro sur cinq après. Ce n’est pas une statistique, et c’est plus solide qu’un pourcentage calculé sur trop peu.
Une correction peut-elle casser autre chose ?
Régulièrement, et de trois manières : élargir un élément en pousse un autre sous le pli, raccourcir un libellé français casse la mise en page en arabe, et retirer un élément supprime le chemin qu’une partie des gens empruntait. Corrigez par petits lots, vérifiez dans les trois langues avant de déployer, et gardez une ligne par correction pour pouvoir revenir en arrière.
Quand une refonte est-elle vraiment justifiée ?
Trois cas. Le produit fait maintenant autre chose pour d’autres gens. La base technique rend les corrections impossibles plutôt que chères. Ou une passe de retrait a été menée et n’a pas suffi. Dans les trois, faites la réparation d’abord : elle produit la liste des blocages réels, qui est le meilleur cahier des charges qu’une refonte puisse recevoir.
Où nous intervenons
La liste des endroits où cinq personnes se sont arrêtées est presque tout ce qu’il faut. Ce qui manque, c’est l’ordre dans lequel les reprendre.
- Nous essayons d’abord les mots : le libellé, l’ordre, ce qui est écrit sur le bouton.
- Nous rangeons vos blocages par coût de correction plutôt que par gravité ressentie.
- Nous vérifions chaque correction en arabe avant qu’elle ne parte en production.
- Nous refaisons passer cinq personnes un mois plus tard, sur les mêmes tâches.
Si votre premier contenu utile met plus de cinq secondes à venir, ne touchez à aucun dessin : vous avez un sujet de vitesse et rien d’autre.
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