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Marketing digital

Approcher vingt entreprises nommées : la méthode sans publicité

Si vous pouvez nommer vos clients possibles, il ne faut pas les acheter. Comment construire la liste, quoi écrire, combien de fois relancer, et quand s’arrêter.

Publié le 27 mai 2026 — Algeria Agency

L’article qui accompagne celui-ci se termine sur une phrase qu’il ne développe pas : si vous pouvez nommer les entreprises que vous voulez comme clients, la publicité est rarement le bon outil. Cette page est ce que cette phrase implique, en pratique.

La situation est fréquente ici et elle est mal servie par les méthodes importées. Beaucoup d’entreprises algériennes ont un marché possible de vingt à deux cents comptes — des industriels, des distributeurs, des cliniques, des écoles — dont la liste tient sur une page. Acheter des impressions pour atteindre une population qu’on peut écrire à la main est un détour coûteux.

Cet article décrit le détour évité : construire la liste, trouver la bonne personne, écrire le premier message, relancer un nombre fini de fois, reconnaître une vraie réponse, tenir une cadence de publication soutenable, et suivre vingt conversations sans acheter un outil pour ça.

Un chiffre y figure et il supprime une étape que les manuels étrangers imposent : dans un pays où l’écrasante majorité des opérateurs inscrits sont des personnes physiques, chercher le décideur dans un organigramme est une recherche sans objet.

Vingt noms remplacent une audience

La différence entre les deux approches n’est pas budgétaire, elle est logique. Une campagne publicitaire achète des occasions d’être vu par des gens décrits par des attributs ; une approche nommée s’adresse à des entreprises que vous avez choisies une par une, parce que vous savez pourquoi celle-là.

La seconde n’est possible que sous une condition, et c’est la seule question à se poser avant de commencer : pouvez-vous écrire la liste ? Si le marché possible se compte en milliers d’entreprises anonymes, la publicité fait un travail que vous ne pouvez pas faire à la main. S’il tient sur une page, l’inverse est vrai.

Ce qui rend cette méthode inconfortable est qu’elle ne produit rien pendant deux semaines et qu’elle ne se délègue pas facilement. Une campagne montre des chiffres dès le premier jour ; vingt messages écrits un par un ne montrent rien jusqu’à ce que quelqu’un réponde, et la tentation de conclure trop tôt est le principal mode d’échec.

Il faut aussi accepter le rapport de nombres. Sur vingt entreprises correctement choisies et correctement abordées, une poignée répond, une ou deux ouvrent une discussion, et le résultat commercial arrive parfois des mois plus tard. Ce n’est pas un mauvais rendement : c’est le rendement normal, et il est excellent rapporté au coût.

Enfin, cette méthode a une propriété que la publicité n’a pas : elle laisse quelque chose derrière elle. Une campagne arrêtée ne laisse rien ; vingt conversations laissent vingt personnes qui savent qui vous êtes, et la moitié de ce qui se signe l’année suivante vient de là.

Construire la liste

La liste ne se trouve pas, elle se construit, et elle se construit à partir de ce que vous savez déjà. Commencez par vos clients actuels et écrivez, pour chacun, pourquoi il a acheté. Les entreprises qui ressemblent à ces raisons-là sont votre liste, et ce critère bat toute segmentation abstraite.

Les sources sont ensuite ordinaires et gratuites. Les annuaires professionnels et les sites des groupements sectoriels ; les listes d’exposants des salons de votre secteur, qui sont publiques et qui ont l’avantage de nommer aussi la personne présente ; les appels d’offres publiés, qui révèlent quelles entreprises achètent quoi ; et les clients de vos clients.

Fixez la taille à vingt pour commencer, et résistez à l’envie d’en mettre cent. Vingt est ce qu’une personne peut aborder sérieusement en un mois en écrivant à chacun quelque chose de spécifique ; cent produit un message générique envoyé cent fois, qui est exactement la chose que cette méthode existe pour éviter.

Pour chaque ligne, notez trois choses et pas davantage : le nom de l’entreprise, pourquoi elle est sur la liste, et ce que vous savez d’elle qui soit vrai et récent. La troisième colonne est celle qui rendra le message écrivable ; une ligne sans elle est une ligne que vous n’avez pas encore choisie.

Retirez sans regret les entreprises pour lesquelles vous ne savez pas remplir la troisième colonne. Une liste de douze noms que vous connaissez vaut mieux qu’une liste de quarante dont vingt-huit sont des raisons sociales lues quelque part.

La bonne personne est souvent la seule personne

Les méthodes importées consacrent une étape entière à identifier le décideur : cartographier l’organigramme, distinguer l’utilisateur du prescripteur et de l’acheteur, remonter jusqu’au niveau qui signe. C’est un travail sérieux dans un marché de grandes structures.

Ce n’est pas la situation ici, et le chiffre le dit sans ambiguïté. Sur les opérateurs inscrits au registre du commerce en Algérie, la très grande majorité sont des personnes physiques et non des sociétés. Pour ces entreprises-là, il n’y a pas d’organigramme à remonter : la personne qui décide est la personne qui répond, et c’est souvent la même que celle qui ouvre le courrier.

La conséquence pratique est un déplacement de l’effort. Le temps que les manuels consacrent à la cartographie se reporte entièrement sur ce que vous allez écrire, qui est la variable qui compte réellement à cette échelle. Cherchez cinq minutes qui dirige ; passez trente minutes sur les trois phrases que vous lui adressez.

Pour la minorité qui est bien une société structurée — les groupes industriels, les grandes cliniques, les institutions —, la règle inverse s’applique et il faut la respecter : écrire à la mauvaise personne dans une structure hiérarchisée ne produit pas un refus, il produit un silence indistinguable de tous les autres silences.

Vérifiez enfin que la personne existe telle que vous l’avez comprise, et vérifiez-le ailleurs que là où vous l’avez trouvée. Un profil qui n’a pas bougé depuis quatre ans, une fonction qui a changé, une entreprise qui a fermé : trois minutes évitent un message qui vous discrédite avant sa deuxième ligne.

Opérateurs inscrits au registre du commerce, par forme juridique
  • Personnes physiques88.7%
  • Personnes morales11.3%

CNRC, situation au 10 décembre 2025

Le premier message : ce qu’il ne doit pas contenir

Le premier message est court et se juge à ce qu’il ne contient pas. Il ne contient pas votre plaquette, pas la liste de vos services, pas une demande de rendez-vous, et surtout pas la phrase qui dit que vous avez « une solution qui pourrait les intéresser ».

Il contient trois choses. Pourquoi vous écrivez à eux précisément — c’est la troisième colonne de votre liste, et c’est ce qui distingue ce message des dix autres qu’ils reçoivent. Ce que vous faites, en une phrase et en langage ordinaire. Et une question à laquelle il est facile de répondre par oui ou non.

La question finale est la partie technique. Une demande de rendez-vous exige de la personne qu’elle décide de vous consacrer une heure avant de savoir qui vous êtes, ce qui est beaucoup demander à un inconnu ; une question fermée sur leur propre situation demande dix secondes et ouvre la conversation là où elle doit s’ouvrir, c’est-à-dire chez eux.

Sur la langue : écrivez dans celle que la personne utilise dans son activité. Pour la plupart des échanges professionnels ici c’est le français ; pour certains secteurs et certaines wilayas c’est l’arabe, et l’anglais est un choix qui exclut plus de gens qu’il n’en impressionne. Le critère n’est pas votre aisance mais la leur.

Écrivez les vingt messages en une seule séance, mais écrivez-les un par un. La séance groupée est efficace ; le modèle rempli en série ne l’est pas, et il se reconnaît immédiatement — le destinataire ne sait pas dire pourquoi, mais il sait qu’il a reçu quelque chose qui ne lui était pas destiné.

La relance, et combien de fois

Le silence est la réponse la plus fréquente et il ne signifie presque jamais un refus. Il signifie que le message est arrivé un mardi chargé. C’est pour cela que la relance fait la moitié des résultats de cette méthode, et que ne pas relancer revient à avoir fait le travail sans en prendre le bénéfice.

La règle est un nombre fini, décidé à l’avance : deux relances, puis on s’arrête. Le nombre importe moins que le fait qu’il existe — sans lui, on relance trois fois ceux qui répondent poliment et jamais ceux qui n’ont rien dit, ce qui est l’inverse de ce qu’il faut faire.

L’intervalle s’élargit : une semaine après le premier message, puis deux semaines après la première relance. Et chaque relance apporte quelque chose de nouveau plutôt que de répéter la question — un exemple, une observation, un lien utile. Une relance qui dit seulement « je me permets de revenir vers vous » demande une réponse sans rien offrir en échange.

Après la deuxième relance, écrivez une dernière ligne qui clôt proprement : que vous n’insisterez pas, et qu’ils peuvent écrire quand ce sera d’actualité. C’est le message auquel les gens répondent le plus souvent, et même sans réponse il laisse une impression correcte au lieu d’une gêne.

Notez ensuite la date et passez à autre chose. Une entreprise qui n’a pas répondu à trois messages n’est pas perdue : elle est simplement à reprendre dans six mois, avec une raison nouvelle, et cette reprise-là fonctionne mieux que la quatrième relance de la première série.

Ce qu’est une réponse, et ce qui n’en est pas une

Trois choses ressemblent à un succès et n’en sont pas. Une consultation de votre profil, une réaction à une publication, et une connexion acceptée : les trois se comptent, se voient dans les notifications, et donnent l’impression que quelque chose avance alors que rien n’a été dit.

Une réponse est une phrase écrite par la personne à votre intention. C’est la seule unité qui compte dans cette méthode, et elle inclut les refus : « nous travaillons déjà avec quelqu’un » est une réponse, elle est utile, et elle vous rend une place sur votre liste.

La distinction n’est pas pédante. Une méthode jugée sur les vues de profil paraît fonctionner pendant deux mois et ne produit rien ; la même méthode jugée sur les réponses montre honnêtement, dès la troisième semaine, si les messages sont bons ou s’il faut les réécrire.

Quand une réponse arrive, la seule erreur possible est de répondre par la plaquette. Une personne qui écrit trois lignes attend trois lignes, et un document de huit pages en retour referme la conversation aussi sûrement qu’un silence. Répondez brièvement, répondez à ce qui a été demandé, et proposez une seule suite.

Le compte personnel travaille, la page vérifie

Les deux objets n’ont pas la même fonction et les confondre coûte cher. Un compte personnel est ce qui écrit, ce qu’on lit et ce à quoi on répond ; une page d’entreprise est ce qu’on va consulter pour vérifier que vous existez, et sa distribution est proche de zéro.

La conséquence pour l’effort est nette : le travail de publication se fait depuis le compte personnel de quelqu’un qui dirige ou qui fait le métier, pas depuis la page. La page se remplit une fois — ce que fait l’entreprise, où elle est, quelques réalisations, un moyen de contact — puis elle est laissée tranquille.

Cela ne signifie pas que la page est inutile. Elle est vérifiée, systématiquement, par la personne qui vient de recevoir votre message et qui veut savoir à qui elle a affaire. Une page vide ou abandonnée depuis deux ans est un signal négatif au moment précis où la personne est en train de décider si elle répond.

La difficulté humaine est réelle et il faut la nommer : cela demande à un dirigeant d’écrire sous son propre nom, ce que beaucoup ne veulent pas faire. La réponse honnête est que la méthode fonctionne moins bien sans, et qu’il vaut mieux le savoir avant de commencer que de compenser par du volume.

Publier sans campagne : la cadence tenable

La publication régulière est ce qui rend les messages plus faciles à envoyer, parce que la personne à qui vous écrivez a déjà vu votre nom. Ce n’est pas un canal d’acquisition en soi à cette échelle ; c’est ce qui fait passer un message d’inconnu à message de quelqu’un de vaguement connu.

La cadence qui tient est celle que vous tiendrez encore dans six mois, et elle est plus basse que celle qu’on se fixe le premier jour. Deux publications par mois maintenues pendant un an valent mieux que trois par semaine pendant cinq semaines, et le second rythme est celui que presque tout le monde choisit.

Le sujet le plus efficace est le plus ennuyeux à écrire : ce que vous avez fait cette semaine et ce que vous en avez appris. Un problème rencontré, une méthode qui a marché, une erreur corrigée. Cela demande peu de préparation, ne s’épuise jamais, et démontre la compétence au lieu de l’affirmer.

Ce qui ne fonctionne pas est le contenu recopié — citations, chiffres du secteur, conseils généraux. Il est facile à produire, il est indistinguable de ce que publient dix mille autres comptes, et il occupe précisément la place que devrait tenir la seule chose que vous êtes seul à pouvoir écrire.

Le recrutement : la seule annonce qui vaut d’être payée

L’article voisin établit que le recrutement est l’usage payant le plus solide de cette plateforme ici. Ce qu’il faut ajouter est la partie opérationnelle, parce qu’une annonce d’emploi se rate de trois manières prévisibles.

La première est de publier une fiche de poste au lieu d’une annonce. Une fiche décrit des responsabilités ; une annonce dit à qui elle s’adresse, ce que la personne fera dans son premier mois, avec qui elle travaillera, et ce que l’entreprise offre en retour. La différence se voit immédiatement dans la qualité des candidatures.

La deuxième est l’absence de fourchette de rémunération. Elle multiplie les candidatures hors sujet et fait perdre du temps aux deux parties ; ne pas l’indiquer n’est pas une position de négociation, c’est un filtre qu’on refuse d’utiliser.

La troisième est le délai de réponse. Les bons candidats sont en poste et se décident en jours ; une procédure qui met trois semaines à donner un premier retour perd exactement les gens pour lesquels l’annonce a été payée. Décidez avant de publier qui répond, sous quel délai, et à quelle adresse arrivent les candidatures.

Notez enfin que l’annonce sert deux fois. Les candidats qui ne conviennent pas cette fois-ci restent un vivier lisible pour l’année suivante, à condition d’avoir été conservés quelque part et d’avoir reçu une réponse polie — ce qui coûte dix minutes et se rappelle longtemps.

Suivre vingt conversations dans un tableur

À cette échelle, un outil de gestion commerciale coûte plus qu’il ne rend. Vingt lignes se suivent dans un tableur, et le tableur a une propriété décisive : vous l’ouvrez réellement, ce qui n’est pas vrai d’un logiciel dans lequel il faut se connecter.

Six colonnes suffisent : l’entreprise, la personne, la date du premier message, la date de la dernière action, l’état, et la prochaine action avec sa date. La dernière colonne est celle qui fait tout le travail — sans elle, un tableau de suivi devient un historique, et un historique ne fait rien arriver.

Les états tiennent en quatre valeurs : à écrire, écrit, en discussion, clos. Résistez à l’envie d’en ajouter. Une échelle à sept niveaux demande une décision fine à chaque mise à jour, et ce qui arrive est que la mise à jour ne se fait plus.

Ouvrez ce tableau une fois par semaine, à heure fixe, et faites les actions dont la date est passée. Vingt minutes. C’est l’intégralité de la discipline que cette méthode demande, et c’est la seule partie qu’il ne faut pas déléguer, parce que celui qui fait cette revue est celui qui sait où en sont les conversations.

Combien de temps avant de juger

La question arrive au bout de trois semaines, quand rien n’a encore abouti, et la réponse est qu’il est trop tôt — ce qui est difficile à entendre et vrai. Le cycle de décision des entreprises que cette méthode vise se compte en mois, pas en jours.

Ce qui se juge à trois semaines n’est pas le résultat commercial mais le taux de réponse, et il se juge sévèrement. Sur vingt messages spécifiques envoyés à des entreprises bien choisies, un nombre nul de réponses après relance signifie que quelque chose est faux dans le message ou dans la liste, et cela se corrige tout de suite.

Ce qui se juge à trois mois est la conversion des discussions en propositions. Et ce qui se juge à six mois est le résultat commercial, avec une précaution : les premières signatures viennent souvent de conversations ouvertes au début, ce qui veut dire qu’un jugement à six mois porte sur le travail des deux premiers mois.

Tenez pendant cette période une seule mesure supplémentaire, qui est le meilleur indicateur avancé disponible : le nombre de conversations en cours. Il monte avant que quoi que ce soit ne se signe, il descend quand la discipline hebdomadaire se relâche, et il prévient plusieurs semaines à l’avance d’un trimestre creux.

Ce que nous faisons, et ce que nous refusons

Ce que nous faisons est délimité. Nous construisons la liste avec vous à partir de vos clients actuels, nous écrivons les messages, nous tenons le tableau de suivi et la revue hebdomadaire, et nous préparons les annonces de recrutement quand il y en a.

Nous refusons d’envoyer des messages depuis le compte personnel d’un client. Ce compte porte son nom, et une conversation ouverte en son nom par quelqu’un d’autre le met en difficulté au moment où l’interlocuteur répond quelque chose de précis. Nous écrivons les messages, la personne les envoie, et cette lenteur est le prix de la seule chose qui fait fonctionner la méthode.

Nous refusons aussi de travailler sur une liste que vous n’avez pas lue ligne par ligne. Une liste achetée ou compilée automatiquement produit des messages génériques adressés à des entreprises choisies par personne, ce qui est une campagne publicitaire coûteuse envoyée à la main.

Et nous ne promettons pas un nombre de rendez-vous. Ce qui dépend de nous est le nombre de messages spécifiques envoyés, leur qualité, et la régularité des relances ; ce qui n’en dépend pas est le moment où une entreprise a besoin de ce que vous vendez. Il y a par ailleurs un travail que vous seul pouvez faire et qui décide de tout le reste : écrire, pour chacun de vos dix derniers clients, pourquoi il a acheté.

Questions fréquentes

Combien d’entreprises mettre sur la liste au départ ?

Vingt. C’est ce qu’une personne peut aborder sérieusement en un mois en écrivant à chacune quelque chose de spécifique. Cent noms produisent un message générique envoyé cent fois, qui est exactement ce que cette méthode existe pour éviter. Retirez toute ligne pour laquelle vous ne savez pas écrire ce que vous savez de vrai et de récent sur cette entreprise.

Comment trouver le décideur ?

Le plus souvent il n’y a personne à trouver. Neuf opérateurs inscrits sur dix en Algérie sont des personnes physiques : la personne qui décide est celle qui répond. Passez les cinq minutes nécessaires pour vérifier qui dirige, puis mettez les trente minutes économisées dans les trois phrases que vous lui écrivez. Pour les vraies sociétés structurées, la règle inverse s’applique et il faut la respecter.

Combien de fois peut-on relancer ?

Deux, puis on s’arrête — et le nombre importe moins que le fait de l’avoir décidé à l’avance. Une semaine après le message, puis deux semaines après. Chaque relance apporte quelque chose de nouveau plutôt que de répéter la question, et la dernière dit que vous n’insisterez pas : c’est celle à laquelle les gens répondent le plus souvent.

Une consultation de profil est-elle un bon signe ?

C’est un signe de rien du tout, et le compter est le moyen le plus courant de croire qu’une méthode fonctionne pendant deux mois sans qu’elle produise quoi que ce soit. La seule unité qui compte est une phrase écrite par la personne à votre intention — y compris un refus, qui est une réponse utile et vous rend une place sur la liste.

Faut-il publier depuis la page de l’entreprise ?

Non : elle ne distribue presque rien. Le travail de publication se fait depuis le compte personnel de quelqu’un qui dirige ou qui fait le métier. La page a une autre fonction, réelle et passive — elle est consultée par la personne qui vient de recevoir votre message et veut vérifier que vous existez, donc elle doit être remplie une fois et pas abandonnée.

Au bout de combien de temps saurons-nous si cela marche ?

Trois semaines pour juger le taux de réponse, qui se corrige tout de suite s’il est nul. Trois mois pour la conversion des discussions en propositions. Six mois pour le résultat commercial — et ce jugement-là porte en réalité sur le travail des deux premiers mois. Suivez entre-temps le nombre de conversations en cours : c’est le seul indicateur avancé disponible.

Où nous intervenons

La dernière colonne porte la prochaine action et sa date, et c’est elle qui avance le dossier. Au bout de trois semaines, plus personne ne la remplit.

  • Nous tenons cette colonne à jour et nous vous rappelons ce qui arrive à échéance.
  • Nous écrivons chaque message depuis un compte qui porte votre nom, pas le nôtre.
  • Nous nous arrêtons après la troisième relance, quelle que soit l’envie de continuer.

Si vous n’avez pas lu votre liste ligne par ligne, nous ne l’utiliserons pas : une liste compilée automatiquement produit vingt messages inutiles.

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