Pendant le Ramadan, la maison change d’horloge. Pas de service au déjeuner ; la cuisine commence l’après-midi, et à l’heure de l’iftar tout le monde monte sur le toit.
Sur chaque table, des dattes et un bol de lben. La chorba frik attend dans sa soupière, le bourek sort de la friture. Quand l’appel monte de la ville, on rompt le jeûne face à la baie, puis on prie, puis on revient pour les plats.
La soirée est longue. Le Belvédère sert le thé et le kalb el louz jusqu’au s’hour, de 23 h 30 à 2 h 30 ; la Pâtisserie reste ouverte jusqu’à 2 h. Les familles de la ville montent pour une soirée, les voyageurs pour une nuit.
Article signé par la maison
