La maison
L’histoire de la maison
Un immeuble de 1912 sur les hauteurs d’El Biar, une famille, des années de silence, puis une flamme rallumée. Une histoire de fiction, comme toute cette démonstration.

D’où vient le nom
Dar Chemâa, « la maison de la bougie » : on raconte que la première famille laissait une bougie allumée à la fenêtre du dernier étage pour ceux qui rentraient tard de la ville. La maison a gardé le nom, et la bougie.
Les années de la maison

1912
La construction
Une famille d’Alger fait construire sur les hauteurs une maison de cinq étages : façade de pierre blanche, arcade aux arcs outrepassés, balcons de fer forgé, et au centre un patio planté d’un oranger.

1930
Les fêtes de la Salle des Lustres
La grande salle du rez-de-jardin reçoit les mariages de la famille et des voisins. On y danse sous six lustres de cristal ; l’orchestre andalou joue jusqu’à l’aube.

1978
Les années de bureaux
La maison devient des bureaux. On cloisonne les salons, on couvre les carreaux de ciment de linoléum, on oublie les moulures sous la peinture. L’oranger, lui, continue de fleurir.

2019
Le chantier
Trois ans de travaux avec des artisans algériens : les moulures relevées une à une, quatre mille carreaux déposés et reposés, les portes de cèdre reprises, les lustres nettoyés pampille par pampille.

2022
La bougie rallumée
La maison ouvre comme hôtel, avec ses tables, ses salons et son toit sur la baie. Le premier soir, on allume une bougie à la fenêtre du dernier étage.
La restauration
Trois ans de chantier, un compagnon pour chaque métier : les tailleurs de pierre de la façade, les ferronniers des balcons, les carreleurs qui ont retrouvé les motifs des carreaux de ciment, les menuisiers qui ont refait les portes de cèdre à l’identique.

Photo : Youssefbensaad, CC BY-SA 4.0 (source)
La maison vous attend
Cette histoire est inventée, comme la maison elle-même : une démonstration.