Quand le chantier a commencé, les sols étaient sous trois couches de linoléum. Dessous, intacts pour la plupart, des carreaux de ciment coulés à la main, chacun avec son motif : rosaces, étoiles, entrelacs.
Ils ont été numérotés, déposés, lavés au savon noir et reposés à leur place. Ceux qui manquaient ont été refaits par un atelier d’artisans, dans les mêmes pigments, au même format, avec la même patience : un carreau sèche plusieurs semaines avant d’être posé.
Le carreau de ciment n’est pas de la céramique : il n’est pas cuit, il est pressé. C’est pourquoi il vieillit si bien, et pourquoi on le cire au lieu de le vernir. Le matin, avant le petit-déjeuner, on l’entend encore : le frottement des patins sur le sol du patio.
Article signé par la maison
