Un plateau de fête algérien se lit comme une carte. Le makrout, losange de semoule fourré de dattes et trempé dans le miel, vient de l’Est et du Sud. Le kalb el louz, « cœur d’amande », est le gâteau des soirées de Ramadan à Alger.
La dziriette, « l’Algéroise », est une petite coupe de pâte fine garnie d’amandes et de fleur d’oranger, que l’on décore à la pince. Le griwech se tresse, se frit et se trempe dans le miel ; la mchekla se pince en bouquet ; la baklawa se monte feuille à feuille.
À la Pâtisserie, on les fait comme à la maison, avec du beurre clarifié, des amandes mondées le matin et le miel d’oranger. Puis on en réinvente certains au restaurant : le makrout de Chemâa se sert tiède, avec une glace à la semoule.
Pour un mariage ou un Aïd, les plateaux se commandent dix jours à l’avance : chaque pièce est faite et décorée à la main.
Article signé par la maison
