L’été algérien est long, lumineux et souvent très chaud. Le soleil fait du bien au moral, mais ses rayons ultraviolets abîment aussi la peau, de façon visible avec les coups de soleil et de façon plus discrète, année après année. Se protéger ne veut pas dire renoncer à l’extérieur, mais prendre quelques réflexes en famille, de juin à septembre.
L’ombre, les vêtements et les bonnes heures
La protection la plus efficace reste la plus simple : éviter l’exposition directe aux heures où le soleil est le plus fort, de la fin de matinée au milieu de l’après-midi. Un repère pratique : quand votre ombre est plus courte que vous, le soleil tape fort, et mieux vaut chercher un abri.
Pour les sorties, quelques habitudes font une grande différence :
- rester à l’ombre dès que possible ;
- porter des vêtements couvrants, amples et légers, au tissage serré ;
- choisir un chapeau à larges bords, qui protège aussi la nuque et les oreilles ;
- porter des lunettes de soleil filtrant les ultraviolets ;
- se rappeler que le sable, l’eau et les surfaces claires renvoient une partie des rayons, même sous un parasol ;
- se méfier des journées voilées : les nuages laissent passer une bonne part des ultraviolets.
La crème solaire : un complément, pas un bouclier
La crème solaire vient en complément de l’ombre et des vêtements, jamais à leur place. Choisissez un produit à large spectre, qui protège contre les deux types de rayons ultraviolets, avec un indice de protection élevé.
Appliquez-la généreusement, une vingtaine de minutes avant de sortir, sans oublier le visage, les oreilles, le cou, le dessus des pieds et des mains. Renouvelez l’application environ toutes les deux heures, et après chaque baignade, transpiration abondante ou séchage avec une serviette. Une couche trop fine protège beaucoup moins.
Bébés et enfants : l’ombre d’abord
La peau des enfants est plus fine et plus sensible, et les coups de soleil de l’enfance comptent pour la santé de la peau à l’âge adulte. Les nourrissons ne devraient pas être exposés directement au soleil : on les garde à l’ombre, au frais, habillés de vêtements légers et couvrants, avec un chapeau. Pour les tout-petits, demandez conseil au pédiatre avant d’utiliser un produit solaire.
Pour les plus grands, les mêmes règles s’appliquent : jeux à l’ombre aux heures chaudes, t-shirt pour la baignade, chapeau et lunettes adaptés à leur âge, crème renouvelée régulièrement. Un parent qui se protège montre l’exemple.
Chaleur, hydratation et coups de soleil
La chaleur ajoute ses propres risques. Buvez régulièrement de l’eau sans attendre d’avoir soif, proposez souvent à boire aux enfants et aux personnes âgées, et évitez les efforts aux heures les plus chaudes. Une fatigue inhabituelle, des maux de tête, des nausées ou une peau très chaude doivent faire chercher le frais rapidement.
Un coup de soleil léger se soulage en sortant du soleil, en rafraîchissant la peau à l’eau tiède, en buvant bien et en évitant toute nouvelle exposition jusqu’à la guérison. Consultez un médecin si la brûlure est étendue, si des cloques apparaissent, s’il s’agit d’un bébé ou d’un jeune enfant, ou si s’y ajoutent de la fièvre, des frissons ou un malaise.
Les grains de beauté : observer les changements
La plupart des grains de beauté sont sans danger ; l’important est de repérer ce qui change. Les dermatologues résument les points d’attention en cinq lettres, de A à E :
- A comme asymétrie : les deux moitiés du grain de beauté ne se ressemblent pas ;
- B comme bords : des contours irréguliers, flous ou découpés ;
- C comme couleur : plusieurs teintes dans une même tache, ou une couleur inhabituelle ;
- D comme diamètre : une tache qui s’élargit ou paraît nettement plus grande que les autres ;
- E comme évolution : un changement de taille, de forme, de couleur ou d’épaisseur, une démangeaison ou un saignement.
Ces critères ne servent pas à se diagnostiquer soi-même : ils aident à savoir quoi montrer. Tout grain de beauté qui change, ou toute nouvelle tache apparue à l’âge adulte et différente des autres, mérite d’être montré à un dermatologue.
Toutes les peaux, partout, et un contrôle régulier
Les peaux mates et foncées brunissent plus facilement et brûlent moins vite, mais elles ne sont pas à l’abri des effets du soleil, et les taches pigmentées y sont fréquentes. La protection reste utile pour chacun.
À la plage, l’eau et le sable intensifient l’exposition. À la montagne, l’air plus frais masque la force du soleil, alors que les rayons sont plus intenses en altitude. Dans les deux cas, renforcez la protection.
Enfin, un examen annuel de la peau par un dermatologue est utile aux personnes qui ont de nombreux grains de beauté, une peau très claire ou des antécédents familiaux de cancer de la peau. À la Clinique Sakina, une consultation de dermatologie peut être réservée pour ce contrôle.
À retenir
Cet article donne des informations générales sur la protection solaire. Il ne remplace pas une consultation et ne tient pas compte de votre situation personnelle. Pour toute question sur votre peau ou celle de vos enfants, parlez-en à votre médecin.
Information générale : elle ne remplace pas l’avis de votre médecin.



