Chaque mois d’octobre, les campagnes de sensibilisation rappellent en Algérie, comme ailleurs, l’importance du dépistage du cancer du sein. Beaucoup de femmes en connaissent le principe et repoussent pourtant le rendez-vous : par manque de temps, par appréhension, ou simplement parce qu’elles se sentent bien. Cet article explique en quoi consiste le dépistage, ce qu’il permet et comment se déroule un examen, pour que la décision se prenne sereinement, avec son médecin.
Pourquoi se faire dépister quand on va bien
Le dépistage s’adresse justement aux femmes qui ne ressentent rien. Son but est de repérer une anomalie à un stade où elle est petite, souvent avant qu’elle ne se voie ou ne se sente. À ce moment-là, les examens complémentaires sont plus simples et les possibilités de prise en charge plus nombreuses.
Se faire dépister ne signifie pas s’attendre à une mauvaise nouvelle. Dans la très grande majorité des cas, l’examen est rassurant. C’est un geste de suivi, au même titre qu’une prise de tension ou une analyse de sang.
L’examen clinique des seins
Lors d’une consultation de gynécologie ou de médecine générale, le médecin peut examiner les seins et les aisselles à la palpation. Cet examen dure quelques minutes. Il permet de repérer une grosseur, une zone plus ferme ou un ganglion, et c’est aussi le bon moment pour poser ses questions sur le dépistage et parler de ses antécédents.
Connaître ses seins et repérer ce qui change
Sans en faire un examen technique, il est utile de connaître l’aspect habituel de ses seins pour remarquer ce qui change. Les seins évoluent naturellement au fil du cycle, d’une grossesse ou de l’âge ; ce qui compte, c’est un changement nouveau et qui persiste. Les signes suivants méritent d’être montrés à un médecin, sans attendre le prochain bilan :
- une boule ou une zone dure dans le sein ou sous l’aisselle ;
- une modification de la forme ou de la taille d’un sein ;
- une peau qui se creuse, se rétracte ou prend l’aspect d’une peau d’orange ;
- un mamelon qui rentre vers l’intérieur alors qu’il ne l’était pas ;
- un écoulement du mamelon, surtout s’il est clair ou teinté de sang ;
- une rougeur, une croûte ou une démangeaison persistante du mamelon ou de l’aréole.
La plupart de ces changements ont une explication bénigne. Les montrer à un médecin est simplement la façon de le vérifier.
La mammographie, et à quel âge en parler
La mammographie est une radiographie des seins à faible dose, et l’examen de référence du dépistage. Dans de nombreux programmes, elle est couramment proposée à partir de 40 à 50 ans, le plus souvent tous les deux ans. Il s’agit d’une pratique générale, pas d’une règle qui vaut pour chacune.
L’âge du premier examen et le rythme du suivi se décident avec son médecin, selon ses antécédents personnels et familiaux. Une femme dont la mère ou la sœur a eu un cancer du sein, par exemple, peut se voir proposer un suivi différent, qui commence parfois plus tôt. C’est une raison de plus d’évoquer son histoire familiale en consultation.
L’échographie mammaire vient souvent en complément. Elle n’utilise pas de rayons et aide à préciser une image, notamment lorsque les seins sont denses. Elle ne remplace pas la mammographie : elle l’accompagne quand le médecin le juge utile.
Comment se passe un rendez-vous de mammographie
L’examen dure en général une quinzaine de minutes. Chaque sein est placé entre deux plaques qui le compriment quelques secondes, le temps de prendre les clichés. La pression peut être inconfortable, rarement douloureuse, et elle ne dure pas. Si vos seins sont sensibles avant les règles, vous pouvez choisir une date en dehors de cette période.
Quelques précautions simples aident. Le jour de l’examen, évitez déodorant, talc, crème et parfum sur les seins et les aisselles : ils peuvent laisser des traces sur les images. Apportez vos mammographies et échographies précédentes avec leurs comptes rendus, car la comparaison avec les examens antérieurs est l’un des éléments les plus utiles au radiologue. Une tenue en deux pièces facilite aussi les choses.
Si l’examen montre quelque chose
Il arrive que le radiologue demande des clichés supplémentaires, une échographie ou un nouveau contrôle quelques mois plus tard. Ce n’est pas un diagnostic. Le plus souvent, ces examens permettent de conclure à une image bénigne, comme un kyste.
Lorsqu’un doute persiste, un prélèvement peut être proposé pour analyser la zone concernée. L’équipe médicale explique chaque étape, et il est normal de poser des questions, de venir accompagnée et de prendre le temps de comprendre. Être suivie tôt, c’est garder la main sur la suite.
À la Clinique Sakina, le bilan femme 40 ans et plus réunit en une matinée la consultation de gynécologie, la mammographie et quelques analyses. Il se réserve en ligne, à la date qui vous convient.
À retenir
Cet article donne une information générale et ne remplace pas une consultation. Pour savoir quand commencer le dépistage et à quel rythme le poursuivre, parlez-en à votre médecin.
Information générale : elle ne remplace pas l’avis de votre médecin.



