Contenu d’illustration rédigé pour une compagnie fictive : les conseils sont généraux et ne remplacent ni votre contrat ni un professionnel.
D’abord, protéger les lieux
Juste après un choc, le premier danger est souvent le suivant : une voiture qui arrive derrière et ne voit pas l’obstacle. Avant de regarder les dégâts, il faut rendre l’accident visible et mettre tout le monde à l’abri.
- Allumez vos feux de détresse et coupez le contact.
- Enfilez le gilet haute visibilité avant de sortir du véhicule.
- Faites descendre les passagers du côté opposé à la circulation et éloignez-les derrière une glissière ou sur le bas-côté.
- Placez le triangle de présignalisation suffisamment en amont pour que les autres conducteurs aient le temps de ralentir.
- Si les voitures gênent et que personne n’est blessé, dégagez-les après avoir pris des photos de leur position.
Un constat se remplit aussi bien sur un trottoir qu’au milieu de la chaussée : ne restez jamais entre deux voitures.
S’il y a des blessés
Dès qu’une personne est blessée, même légèrement en apparence, appelez les secours et prévenez la police ou la gendarmerie. Décrivez le lieu le plus précisément possible, le nombre de personnes touchées et leur état.
- Ne déplacez pas un blessé, sauf s’il est exposé à un danger immédiat comme un incendie.
- Ne retirez pas le casque d’un motard accidenté.
- Ne donnez ni à boire ni à manger ; couvrez la personne et parlez-lui en attendant les secours.
- En présence de blessés, ce sont les forces de l’ordre qui établissent le procès-verbal ; le constat amiable reste utile pour les dégâts matériels.
Garder des traces
Les souvenirs s’effacent vite et les versions divergent parfois dès le lendemain. Quelques photos prises sur place pèsent plus lourd qu’une longue explication écrite après coup.
- Une vue d’ensemble qui montre la position des véhicules, la route et la signalisation.
- Les dégâts de chaque véhicule, de près et de plus loin.
- Les plaques d’immatriculation des véhicules impliqués.
- Les traces au sol, débris et marques de freinage s’il y en a.
- Le nom et le moyen de joindre chaque témoin qui accepte de s’engager.
Remplir le constat amiable
Le constat amiable se remplit ensemble, sur place, par les deux conducteurs. Il n’y a qu’un seul formulaire, en deux exemplaires : ce qui est écrit sur l’un apparaît sur l’autre, et chacun repart avec le sien. Il ne sert pas à désigner un coupable ; ce sont les assureurs qui déterminent les responsabilités à partir de ce que vous y décrivez.
- Les informations de chaque conducteur, de chaque véhicule et de chaque contrat d’assurance, recopiées depuis les documents et non de mémoire.
- Le point de choc initial, indiqué sur la silhouette de chaque voiture.
- Les cases des circonstances, cochées pour chaque véhicule ; écrivez ensuite le nombre de cases cochées, pour que rien ne puisse être ajouté.
- Le croquis : la route, le sens de circulation de chacun, la position des véhicules au moment du choc et la signalisation.
- Vos observations, si vous n’êtes pas d’accord avec un point.
- Les deux signatures, une fois que tout est rempli et relu.
Ne signez rien que vous n’approuvez pas, et ne modifiez jamais un constat après les signatures : il perdrait sa valeur.
Si l’autre conducteur refuse
Il arrive que l’autre conducteur refuse de remplir le constat, ou qu’il reparte. Ne vous lancez pas dans une dispute et ne le poursuivez pas. Rassemblez plutôt ce qui permettra de l’identifier.
- Notez sa plaque d’immatriculation, la marque apparente, le modèle et la couleur du véhicule.
- Demandez aux témoins leurs coordonnées et s’ils acceptent de décrire ce qu’ils ont vu.
- Remplissez seul votre partie du constat et décrivez le refus dans les observations.
- Si le conducteur prend la fuite, signalez-le sans tarder à la police ou à la gendarmerie.
Déclarer le sinistre à votre assureur
Transmettez votre exemplaire du constat et vos photos à votre assureur dans les quelques jours prévus par votre contrat. Le délai figure dans vos conditions générales ; le dépasser peut compliquer, voire compromettre, votre indemnisation.
Chez Hima, un sinistre se déclare en ligne depuis votre espace client : vous joignez le constat et les photos, et vous suivez ensuite le dossier étape par étape, de la réception jusqu’au règlement, sans avoir à vous déplacer.
Gardez une copie de tout ce que vous envoyez, constat compris : c’est votre référence si une question se pose plus tard.
L’expertise, la réparation et l’indemnisation
Quand les dégâts le justifient, l’assureur mandate un expert qui examine le véhicule, évalue les dommages et le coût de la réparation. Attendez son passage, ou son accord, avant de faire réparer, sauf pour ce qui est indispensable à la sécurité.
- L’expert établit un rapport sur lequel repose le montant de l’indemnisation.
- Conservez les pièces remplacées et les factures jusqu’à la clôture du dossier.
- Les accords conclus entre assureurs permettent souvent d’être indemnisé d’abord par votre propre assureur, qui se retourne ensuite contre celui de l’autre conducteur.
- Selon les responsabilités et votre formule, une franchise peut rester à votre charge.




