Istanbul se prête mal aux listes. La ville s’étend sur deux continents, ses monuments majeurs sont serrés dans quelques rues, et ses plus beaux moments tiennent souvent à une traversée en ferry ou à un thé pris sans raison particulière. Quatre jours permettent d’en saisir l’essentiel si l’on raisonne par quartiers plutôt que par monuments. Voici la répartition que nous proposons le plus souvent.
Le premier jour appartient à la péninsule historique. Sainte-Sophie, la mosquée Sultan Ahmet et la citerne Basilique se trouvent à quelques minutes à pied les unes des autres, et gagnent à être vues tôt, avant l’arrivée des groupes. Les visites des mosquées s’interrompent pendant les prières, ce qu’il faut garder en tête pour bâtir la journée. Une tenue couvrant les épaules et les genoux est demandée, ainsi qu’un foulard pour les femmes.
Le deuxième jour peut commencer au palais de Topkapı, qui demande à lui seul une matinée. L’après-midi se passe au Grand Bazar puis au bazar aux épices, en descendant vers la Corne d’Or par les rues commerçantes qui les relient. C’est la journée la plus dense en foule : mieux vaut porter peu de choses et convenir d’un point de rendez-vous si l’on voyage à plusieurs.
Le troisième jour est celui du Bosphore. Les ferrys publics qui relient les deux rives offrent, pour un prix modeste, la plus belle vue sur la ville, et une croisière plus longue remonte le détroit vers la mer Noire. De l’autre côté, Kadıköy et Üsküdar montrent une Istanbul plus quotidienne, avec ses marchés, ses cafés et ses quais d’où l’on regarde le soleil se coucher sur la rive européenne.
Le quatrième jour se consacre à Galata et à Beyoğlu. On monte à pied depuis Karaköy, on longe l’avenue İstiklal, puis l’on redescend par les ruelles de Cihangir. C’est aussi le bon jour pour une visite choisie selon ses goûts : un musée d’art contemporain, le hammam, ou la mosquée de Süleymaniye, souvent moins fréquentée que ses voisines et dotée d’une terrasse sur la Corne d’Or.
Pour se déplacer, le tramway qui traverse la péninsule historique et les ferrys suffisent pour l’essentiel. La circulation automobile est lente aux heures de pointe, et un trajet de vingt minutes sur la carte peut en prendre une heure en taxi. Une carte de transport rechargeable, en vente dans les stations, sert pour le tram, le métro et les bateaux.
Les meilleures saisons sont le printemps et le début de l’automne, quand les journées sont douces et la lumière claire sur l’eau. L’été est chaud et chargé, l’hiver humide mais calme et plus avantageux. Pour l’entrée sur le territoire, le régime applicable aux passeports algériens peut changer : il faut le vérifier auprès du consulat ou sur le portail officiel avant de réserver.
Nos formules Istanbul placent l’hôtel dans l’un des quartiers cités plus haut, pour que chaque journée commence à pied. Nous pouvons ajouter un guide pour la péninsule historique ou une croisière privée sur le Bosphore, et adapter le programme à un voyage en famille.
Les règles de visa, de santé et d’entrée changent sans préavis : vérifiez-les auprès du consulat ou du portail officiel avant de partir.



