On me demande souvent pourquoi un vernis s’écaille au bout de quatre jours chez l’une et tient trois semaines chez l’autre. La pose compte, bien sûr, mais ce qui se passe entre deux rendez-vous compte tout autant.
Une bonne pose commence avant le vernis. L’ongle est limé dans un seul sens, les cuticules sont repoussées et non coupées à vif, la surface est dégraissée, puis chaque couche est posée fine et bien scellée sur le bord libre. C’est ce scellement, invisible une fois la manucure terminée, qui empêche l’eau de s’infiltrer. Si le vernis se soulève dans les deux premiers jours, revenez nous voir : c’est à nous de reprendre la pose.
L’eau, première ennemie
L’ongle absorbe l’eau comme une éponge, puis se rétracte en séchant. Ce mouvement répété décolle le vernis par les bords. Les gants pour la vaisselle et le ménage ne sont pas un détail : ce sont eux qui font gagner une semaine de tenue.
Évitez aussi d’utiliser vos ongles comme outils, pour ouvrir une canette ou gratter une étiquette. Et résistez à l’envie de retirer vous-même un vernis semi-permanent qui se soulève : en l’arrachant, on emporte avec lui les couches superficielles de l’ongle.
Huiler tous les soirs
Une goutte d’huile sur chaque cuticule, chaque soir, prend moins d’une minute. Elle garde l’ongle souple, donc moins cassant, et la peau autour reste nette jusqu’au prochain rendez-vous. C’est le geste le plus rentable de toute la routine.
Enfin, accordez à vos ongles une pause de temps en temps. Après plusieurs poses à la suite, une ou deux semaines au naturel, avec un simple soin fortifiant, leur font du bien. Et si un ongle change de couleur ou se décolle, il faut voir un médecin avant toute nouvelle pose.




