Quand j’ai ouvert la maison en 2012, je voulais un endroit où l’on ne regarde pas sa montre. Dans beaucoup de salons, le soin finit et l’on vous raccompagne déjà vers la caisse. Ici, il finit dans le salon de thé.
Un quart d’heure qui compte
Après un hammam ou un massage, le corps a besoin de quelques minutes pour retrouver son rythme. Se lever trop vite, sortir dans la chaleur ou le froid, prendre la voiture : tout cela efface une partie du bien-être que l’on vient de recevoir. Nous prévoyons donc un quart d’heure de repos dans chaque rendez-vous long.
Ce temps est inscrit dans l’agenda comme un soin à part entière. Il ne sert pas à remplir des créneaux, au contraire : il nous oblige à en ouvrir moins. Mais c’est lui que nos clientes citent le plus souvent quand elles parlent de la maison.
Nous l’avons constaté aussi du côté de l’équipe. Une praticienne qui enchaîne les clientes sans respirer finit par travailler plus vite et moins bien ; dix minutes entre deux soins lui laissent le temps de préparer la cabine, de relire la fiche de la cliente suivante et de l’accueillir vraiment. Le calme que nous vous offrons est aussi celui dont nous avons besoin pour bien faire notre métier.
Le thé, la menthe et le reste
Le thé est préparé par Nadia, à l’algéroise, avec de la menthe fraîche et peu de sucre, sauf demande contraire. On le sert avec quelques dattes ou des gâteaux secs. Pour celles qui ne boivent pas de thé, il y a une infusion de verveine ou de l’eau parfumée à la fleur d’oranger.
Ce repos est aussi un moment pour parler, ou pour ne rien dire. Certaines clientes lisent, d’autres échangent avec la praticienne sur la routine à suivre à la maison. Nous ne proposons jamais un produit pendant ce temps-là : il appartient à la cliente, pas à la boutique.




