Si vous êtes déjà venue chez nous, vous connaissez son parfum. Une branche d’eucalyptus est suspendue dans chaque douche du hammam, et la vapeur libère son odeur fraîche dès que l’eau chaude coule. C’est l’une des plantes les plus présentes dans les maisons algériennes, des collines de la Mitidja jusqu’au Tell.
Au hammam
Dans la chaleur humide, l’eucalyptus donne une sensation de respiration plus ample. Nous l’utilisons en branches fraîches, jamais en huile essentielle versée directement sur les pierres, trop concentrée pour un espace partagé. Le savon beldi à l’eucalyptus prolonge cette sensation au moment du gommage.
Pour un massage, une à deux gouttes d’huile essentielle diluées dans une cuillère d’huile végétale suffisent largement. Pure, elle irrite la peau ; en trop grande quantité, elle donne mal à la tête plus qu’elle ne détend.
Il existe plusieurs espèces d’eucalyptus, et elles ne se valent pas toutes pour la peau. Celui que l’on voit partout en Algérie, l’eucalyptus globuleux, est le plus riche en molécules rafraîchissantes, et aussi le plus puissant. Pour la peau des enfants ou des personnes sensibles, on lui préfère l’eucalyptus radié, plus doux. Dans tous les cas, choisissez une huile dont le nom latin figure sur le flacon, et conservez-la à l’abri de la lumière.
À la maison
Le geste le plus simple : suspendre quelques branches fraîches au pommeau de la douche. La vapeur fait le reste pendant une à deux semaines. On peut aussi en glisser une branche dans une pièce, ou préparer une inhalation douce au-dessus d’un bol d’eau chaude, les yeux fermés.
Quelques limites, enfin. L’huile essentielle d’eucalyptus est déconseillée aux femmes enceintes, aux jeunes enfants et aux personnes asthmatiques sans avis médical. Elle ne remplace aucun traitement. Elle reste ce qu’elle est chez nous : un parfum qui invite à ralentir et à respirer plus lentement.



