Le henné fait partie de la mémoire de presque toutes nos clientes : la pâte verte, l’odeur de terre, les reflets cuivrés au soleil. C’est aussi un excellent soin, qui gaine la fibre et donne de la tenue aux cheveux fins. Encore faut-il bien le choisir.
Choisir un henné pur
Un henné naturel ne contient qu’une plante, Lawsonia inermis, et ne donne qu’une seule famille de couleur, du cuivré à l’auburn. Méfiez-vous des poudres qui promettent un noir ou un châtain en une pose : elles contiennent souvent d’autres colorants, dont certains provoquent des allergies sévères.
Pour le préparer, délayez la poudre dans une eau tiède légèrement citronnée jusqu’à obtenir une pâte souple, puis laissez-la reposer deux heures. Appliquez-la sur cheveux propres, mèche par mèche, et gardez-la une à trois heures selon l’intensité souhaitée.
Le résultat dépend beaucoup de la couleur de départ. Sur des cheveux châtains, le henné donne des reflets roux qui se voient surtout à la lumière du jour ; sur des cheveux blancs, il peut être très orangé à la première pose et s’assombrit au fil des applications. Il s’oxyde aussi pendant deux ou trois jours après le rinçage : ne jugez pas la couleur le soir même. Pour un résultat plus doux, on peut le mélanger à de la poudre de cassia, qui soigne sans colorer.
Henné et coloration
Le henné pur et la coloration d’oxydation peuvent cohabiter, mais pas n’importe comment. Prévenez toujours votre coiffeuse : un henné posé récemment modifie le résultat d’une couleur ou d’une décoloration. Nous faisons une mèche test avant de nous engager.
Enfin, une précaution vaut pour le henné comme pour toute couleur : la touche d’essai, 48 heures avant, derrière l’oreille ou au pli du coude. Si une rougeur ou des démangeaisons apparaissent, on renonce et l’on demande l’avis d’un médecin. C’est une règle simple, et nous ne la contournons jamais.




